♦ Crise au Conseil Municipal du 17 02 2016 : Prise de parole de Bruno Chichignoud pour le groupe Energie Nouvelle

Préalable :

Frédéric Fesquet, en octobre dernier, avait au nom de notre groupe demandé l’enregistrement du conseil pour éviter les retranscriptions aléatoires, y compris des propos du Maire. Cela nous avait été refusé.

Je m’appuie aujourd’hui sur le site de l’association des Maires ruraux de France, publié le 21 mars 2012 :
Peut-on réaliser un enregistrement (audio ou vidéo) d’une réunion d’un Conseil municipal ?

Oui, sous réserve de ne pas perturber la séance. En effet, le principe posé à l’article L2121-18 du Code Général des Collectivités Territoriales est clair : « Les séances des conseils municipaux sont publiques », en dehors du cas particulier des séances tenues à huis clos (auxquelles le public n’est pas autorisé à assister). Par voie de conséquence, la loi admet que ces séances puissent « être retransmises par les moyens de communication audiovisuelle », aussi bien à l’initiative d’un membre de l’assistance que d’un conseiller municipal.

Pour faire valoir notre droit et ne pas être accusé d’influencer les prises de paroles, je n’enregistrerai que ma prise de parole initiale. Pour le procès verbal de cette séance, vous pourrez la retrouver sur le site Internet de énergie nouvelle .

(NB : enregistrement non audible , finalement il ne pourra pas être mis en ligne)

——————-

« Ca recommence ! » disent certains, désemparés devant la crise qui sévit au sein de cette municipalité.

Un climat délétère qui, il faut le souligner n’est absolument pas du fait de l’opposition. Les 3 groupes faisant preuve d’un sens des responsabilités et de l’intérêt général sans faille.

Ceux qui, ce soir, attendent de savoir de quel coté du Maire ou de son premier adjoint allons nous pencher, vont être déçus.

Ne comptez pas sur nous pour arbitrer, il n’y a rien à arbitrer. L’incapacité à conduire les affaires de la commune est avérée. L’opposition doit construire une autre alternative.

La situation est déplorable !

Déjà que le travail des élus est souvent ingrat, mal reconnu, ici est donné l’image de politiques qui se déchirent, qui ne travaillent pas sur l’essentiel.

Le conflit au sein de la majorité est incompréhensible pour la plupart des Pradéens, et même pour nous les conseillers (qui devraient avec des clefs de lecture plus précises ). Il conserve beaucoup de zones d’ombre.

Mais la situation est surtout dommageable !

C’est la troisième fois en moins de 2 ans que le Maire est en rupture avec son premier adjoint, et la deuxième fois qu’il n’a plus de majorité. Faisant face à une perte de confiance de ses plus proches conseillers, arguments à l’appui.

Finalement le mode autocratique, dont il est souvent fait état, ne surprend plus personne. Et même ceux qui restent à ses cotés le font au prix d’un silence et d’une discrétion étonnante.

Nous avons souvent interpellé le mutisme, voire les absences de conseillers en charge de délégations pour le moins discrètes, pour ne pas dire confidentielles.

Les « démissionnés/démissionnaires» nous disent qu’ils ne peuvent pas agir (comme l’ont dit leurs prédécesseurs aujourd’hui dans opposition).

Mais ils disent en même temps qu’ils sont les garants du projet. Allez comprendre ?

Ils nous annoncent (peut être avec raison?) une hausse des impôts avant même que le moindre chiffre ne soit présenté. Ils le font par voie de tract sabordant leur groupe. Pas sérieux de créer le trouble avant tout débat, c’est un déni de l’instance même où nous sommes réunis ce soir, le conseil municipal.

Du coup le Maire n’a d’autres choix que de retirer des délégations, affaiblissant une gouvernance déjà mal en point. Pourquoi cette fragilisation est-elle préoccupante ? Et personne, vraiment personne, ne doit s’en réjouir. Certains critiquent le choix d’un fort engagement dans la métropole, notre groupe ne fait pas partie de ceux-là.

Mais pour que la métropole tienne ses promesses , il faut que nous fassions entendre la voix de Prades-le-Lez .

Ici, pas de médiathèque, pas de zone d’activités économiques de la métropole, pas de tramway, pas d’équipement structurant qui devait amener des salles dont nos associations auraient tant besoin, (cf projet de dojo).

Pour ne pas être les oubliés de la métropole, il faudrait que notre voix porte.

Pendant ce temps, la ville de Montpellier, elle, déborde de projets (intéressants le plus souvent) qui s’étalent dans la presse chaque jour.

Nous restons spectateurs de l’avenir de la métropole.

Je me souviens des paroles d’Hélène Beaulieu disant à notre groupe : »que nous avions un projet et des compétences, mais que JM Lussert devait rester Maire car grâce à son deuxième mandat, il serait à coup sûr, vice président de la métropole et que Prades y gagnerait beaucoup. »

Aujourd’hui, les Maires de la métropole ne nous accordent plus aucun crédit.

La fragilité de nos décisions, notre instabilité les préoccupent.

Nous reviendrons, mais à chaque jour suffit sa peine, sur la ZAC. Ce dossier aux lourdes conséquences économiques pour la commune est largement envenimé par un différend venant fort probablement éclairer les tensions actuelles au sein de la majorité.

Il ne faut pas laisser se prolonger le chaos, et vite reconstruire un projet. Notre commune doit redevenir une composante crédible de la métropole. Tirer avantage de son potentiel territorial.

Nous avons besoin de rassembler et pour cela, IL FAUT CHANGER.

♦ Ouvrir des perspectives

Nous avons reçu un tract officialisant la crise au sein de l’exécutif municipal. Personne ne peut se réjouir d’une telle situation paralysant le fonctionnement dans un contexte aux marges de manœuvre limitées.

Des exemples montrent cependant qu’il existe de belles manières de réenchanter la politique sur le terrain avec tous ; le succès du film « Demain » indique qu’il faut s’engager dans cette voie. Mobilisons-nous avec des propositions concrètes.

La métropole ne livrera pas le tramway, mais quels équipements apportera-t-elle ? Elle doit être un atout pour notre avenir : il faut que la commune fasse entendre sa voix et pèse sur les décisions.

L’augmentation de la population impose l’ajustement du niveau de services offert à tous les habitants. Nous avons publié sur notre site internet des propositions sur l’adaptation des infrastructures aux intempéries.

D’autres travaux sont en cours : notre groupe a entrepris de faire le point avec les associations pour identifier leurs attentes.

Nous travaillons aussi sur la réalisation de cartes participatives, à élaborer avec vous, sur le thème des déplacements. Ce sont des préalables à des projets d’aménagement (concertés, chiffrés).

N’hésitez pas à nous rejoindre pour construire une démocratie porteuse de solutions, d’innovations donc d’espoir.

 

Florence Brau, Bruno Chichignoud, Maguy Del Rio, Frédéric Fesquet, Gérald Fryson

elus@energieprades.fr

♦ Elus cherchent budget…

Nous recevons ce vendredi à17h24 sur nos boîtes mail la convocation pour la commission finances du conseil municipal, 3 jours ouvrés avant sa tenue, et surtout sans le moindre document préparatoire.
Des élus  siégeant sur les bancs de l’exécutif alertent les Pradéens sur la dangerosité  des orientations budgétaires à venir, nous nous tenions prêts à en juger  après un travail d’appropriation et d’analyse.
Ni le Maire, ni ses colistiers dissidents (qui ont déjà  pris une position publique) ne fournissent les éléments du débat attendu.
Situation déplorable…

♦ Communiqué sur la situation politique à Prades-le-Lez

Nous avions alerté les Pradéens dans le bulletin municipal sur la situation de la majorité. Non pas pour alimenter les petites querelles mais plutôt pour nous inquiéter des conséquences sur la gestion au quotidien de la commune.

Une alerte utile…
Qu’un groupe de la majorité dénonce maintenant, (en constatant le manque de démocratie!?),  par voie de tracts, l’orientation budgétaire prônée par le Maire est un comble. Pour notre part nous ne disposons aujourd’hui d’aucun élément , pas le moindre début de chiffre, pour participer à ce « curieux débat ».
Ainsi, nous avons fait le choix de ne pas nous empresser à commenter cet acte grave. Acte qui devrait de toute évidence conduire au retrait par le Maire des délégations dont dispose le groupe Kenfhouf/Mercadier. Peut être, pourrons nous espérer que ce 4ème groupe d’opposition, constitué de fait, modifie des équilibres nous permettant de mieux peser dans les décisions? Mais rien n’est moins sûr.

♦ Inondations de 2014: le problème des bassins de Coste Rousse

Nous venons de transmettre à monsieur le Maire, à la SERM, aux riverains qui nous avaient alertés et aux autres groupes d’opposition une analyse détaillée du dimensionnement des bassins de rétention de Coste Rousse. Au delà de cette situation particulière, nous attirons l’attention des aménageurs sur la nécessité de revoir à la hausse les estimations d’épisodes pluvieux extrêmes avant de dimensionner les installations destinées à parer le risque d’inondation.
A Coste Rousse, des riverains du lotissement des Forsythias nous avaient alertés suite aux pluies des 6 et 7 octobre 2014, qui avaient conduit au débordement des bassins de rétention et l’écoulement vers leurs habitations en contrebas. Un spécialiste a mené une analyse que vous trouverez ici.
Nous recommandons une révision à la hausse des capacités d’évacuation des fossés contournant le lotissement. De façon plus générale nous mettons en évidence une sous-évaluation du risque à Prades-le-Lez pour les évènements pluvieux extrêmes (3 en 40 ans, en 1976, 2005 et 2014 avec des cumuls de plus de 250mm en quelques heures). Il convient de réévaluer ce risque pour le dimensionnement des bassins actels et futurs, ainsi que l’évacuation de leur surverse.